Parents d’élèves du Maine-et-Loire : mobilisons‑nous pour défendre l’école publique !

Face aux fermetures de classes et à la baisse des moyens, mobilisons‑nous pour défendre une école publique forte, juste et accessible à tous !

À l’approche de la rentrée 2026, l’école publique traverse une crise sans précédent. Partout dans l’académie de Nantes — et tout particulièrement dans notre département du Maine‑et‑Loire — les annonces officielles et les alertes syndicales dressent un constat alarmant : des moyens en forte baisse, entraînant des fermetures de classes, des suppressions de postes, et une Dotation Horaire Globale (DGH) en chute libre dans le secondaire.
Ces décisions fragilisent directement la réussite de nos enfants et les conditions de travail des enseignants.
Il est urgent que les parents se mobilisent.

Des suppressions de postes massives dans toute l’académie

Selon plusieurs organisations enseignantes, l’académie de Nantes devra rendre un grand nombre de postes dès la rentrée 2026 :

  • 151 postes supprimés dans le premier degré dans l’académie, dont -32 postes dans le Maine‑et‑Loire, selon le SGEN‑CFDT[1].
  • Dans le second degré, les chiffres publiés par SUD Éducation 49 annoncent une trentaine de suppressions de postes dans le Maine‑et‑Loire, sur les 120 suppressions prévues dans le second degré au niveau académique[2].

Ces coupes inquiètent fortement les enseignants, qui rappellent comme la FCPE que la baisse démographique pourrait être une opportunité pour réduire la taille des classes, et non pour dégrader l’accompagnement des élèves.

 

Des fermetures de classes en cascade

Même si une partie des annonces est encore en cours d’arbitrage, la tendance est claire :

  • En Loire‑Atlantique, 89 fermetures de classes pour seulement 27 ouvertures ont été annoncées, selon FO 44[3].
  • En Mayenne, un syndicat redoute 20 à 30 fermetures de classes pour 2026[4].

Pour le Maine‑et‑Loire, les chiffres précis par école arrivent après les élections municipales, mais 29 fermetures de postes dans le premier degré sont déjà actées par le rectorat pour septembre 2026[5] — et ces suppressions entraînent mécaniquement des fermetures de classes ou des regroupements en niveaux multiples.

 

Dans le secondaire : une DGH en chute libre

Les collèges du Maine‑et‑Loire subissent une baisse brutale de leur dotation horaire globale, avec des conséquences très concrètes :

  • Au collège David-d’Angers (Angers), la DGH baisse de 19 heures par semaine, ce qui équivaut à la disparition d’une classe entière et à la fin de nombreux dédoublements en sciences, langues ou technologie[6].
  • Au collège Chevreul (Angers), la fermeture d’une classe de 6ième à la rentrée amènera les effectifs par classe au-delà de 28 élèves. La baisse de la DHG annoncée sans moyens supplémentaire ne permettra pas d’assurer l’organisation des groupes de soutien. Les dérogations pour accéder aux classes à horaire aménagé (CHAM/CHAD, Basket, Espagnol LV1) seront remises en cause voire gelées. Une grève est prévue le mardi 31 mars en réponse à l'appel de l'intersyndicale nationale d'une semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril[7].
  • Les fédérations de parents dont la FCPE dénoncent la disparition de dispositifs pourtant essentiels : groupes de soutien, accompagnement des élèves allophones, allègement d’effectifs[7].

Cette diminution d’heures signifie des classes plus chargées, moins de suivi individualisé, une réduction des options, et des équipes en tension permanente.

 

Un service public d’éducation qui se délite

Les syndicats pointent les incohérences d’une politique qui :

  • supprime plus de 4 000 postes au niveau national à la rentrée 2026[8],
  • tout en martelant prioriser la lutte contre le harcèlement, l’inclusion et l’égalité entre les élèves.

Dans la réalité, les établissements du Maine‑et‑Loire rappellent déjà que :

  • les remplacements restent insuffisants, malgré un léger mieux en 2025–2026,
  • les suppressions de postes vont multiplier les heures supplémentaires imposées aux enseignants et les services partagés entre plusieurs établissements[9].
  •  

Parents : notre mobilisation est indispensable

Face à ces annonces, les mobilisations locales se multiplient et montrent leur efficacité :

  • pétitions et rassemblements dans les écoles de l’académie,
  • journées « collège mort » soutenues par les fédérations de parents,
  • interpellation des élus locaux et nationaux…

Nous devons défendre une école publique qui offre les meilleures conditions d’apprentissage à nos enfants, pas une école affaiblie par une logique comptable.

Ce que nous demandons

  • Le maintien des postes dans les écoles et collèges du Maine‑et‑Loire.
  • La stabilisation de la DGH dans les établissements du secondaire.
  • La fin des fermetures de classes tant que les effectifs le permettent.
  • Une utilisation de la baisse démographique pour réduire les effectifs par classe, et non pour réduire les moyens.

📣 Ensemble, faisons entendre la voix des familles du Maine‑et‑Loire !

Notre rôle de parents est d’exiger une école à la hauteur des besoins de nos enfants.
Aucune suppression de poste, aucune fermeture de classe ne doit se faire dans l’indifférence.

La mobilisation commence maintenant.
Pour nos enfants. Pour l’avenir. Pour l’école publique.